Château de LA MOTTE- GLAIN

LA MOTTE-GLAIN, 

Entre Moyen Âge et Renaissance, le château de LA MOTTE-GLAIN illustre la fin d’une période, et le début d’une autre. Ni forteresse de défense, ni résidence de plaisance, le château oscille avec élégance entre les deux fonctions.

Un château de pierres, de schiste et de tuffeau
Si la première pierre fut posée au XIe siècle (1050-1080) par Glain de ROUGÉ, le château a progressivement pris sa forme actuelle à la fin du XVe siècle. Avec un logis breton au nord, et français à l’ouest, cette magnifique demeure rappelle sa nature même de frontière. Entre les pierres et le schiste prélevés localement et le tuffeau angevin, le château balance entre la Bretagne et l’Anjou, illustrant ainsi une histoire complexe issue de ses prestigieux commanditaires.

Le principal commanditaire
Né en 1451 au château de Mortiercrolles (Mayenne), Pierre de ROHAN-GIÉ est le cadet de la famille. Élevé au sein de la cour de France, il est le protégé du roi Louis XI qui, en 1476, l’élève au rang de Maréchal de France. Il a servi trois rois : Louis XI, Charles VIII et Louis XII qui l’a promu Général des Armées d’Italie.

Militaire, diplomate, ministre et commanditaire d’art, entre 1489 et 1500 il métamorphose ledit château avant d’effectuer des travaux sur ceux de Mortiercrolles et du Verger (Maine-et-Loire) qui a été détruit durant la Révolution.

Pour celui de LA MOTTE-GLAIN, il met en valeur le prestige militaire en  ornant son châtelet d’entrée d’un mâchicoulis, de canonnières et d’un pont-levis (aujourd’hui disparu). Les douves ont été depuis comblées.

Du Moyen-Âge à la Renaissance.
Avant la reconstruction de ceux de Châteaubriant (dont la pose de première pierre date aussi du XIe siècle) et d’Ancenis, LA MOTTE-GLAIN est l’un des premiers châteaux de la Renaissance en Loire-Atlantique. Encore très gothique dans sa décoration avec, entre autres, des chimères nichées ici et là, grâce à Pierre de ROHAN-GIÉ la demeure montre de nouvelles recherches dans ses tours d’escaliers et dans l’utilisation de décoration symbolisant le pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle : coquilles Saint-Jacques, besaces et bâtons de pélerin.

Vendu en 1635 à Michel LE LOU, parlementaire de Bretagne, la famille des Le Lou, devenue de nos jours la famille de LÉZARDIÈRE, maintient  et restaure le site pour les générations futures.

Que s’y passe-t-il
Avec le concours de nos partenaires culturels (l’Etat , DRAC, Conseil Régional Pays de la Loire, Conseil Départemental de Loire-Atlantique, VMF, fondation Lelièvre) nous avons lancé de grands travaux de rénovations :
2015 : rénovation de la Tour des Greniers à Dîme
2016 : rénovation du Châtelet d’entrée et du chemin de ronde
2017 : rénovation des lucarnes des Greniers à Dîme, rénovation des appartements
intérieurs du Châtelet

D’autres projets vous seront bientôt dévoilés.

Photos des travaux en cours

Avec la continuation des travaux de restauration, ce patrimoine ouvert au public est conservé et embelli.
Notre vision
Transmettre et conter le récit de ce château recélant près de mille ans d’Histoire.
Recevoir et permettre de profiter du lieu en organisant des réceptions, des animations culturelles….

Nous contacter

La cour et les intérieurs sont ouverts aux visites du 15 juin aux Journées du Patrimoine (en septembre), et ce du mercredi au lundi de 14h30 à 18h30 .

Au lendemain des Journées du Patrimoine, possibilité d’accueillir, sur réservation (Étienne 06 86 96 19 45), des groupes de 10 personnes minimum et de 25 pers. au maximum.